Accord du verbe. 71 interactions. 164 QCM.

Accord et actualisation.

Comment choisir la forme du verbe? Il y a une règle. Est-ce le verbe qui s'accorde ou le reste qui s'accorde avec lui? Ou directement avec le contexte? Il est vrai que toutes les grammaires nous disent :« Le verbe s'accorde avec son...?»
Ils écoutent les remerciements que leur adress_____, du haut de la tribune, le Président réélu. Les acclamations de la foule déferl__...
1 ent, ent
2 e, e
3 ent, e
4 e, ent
Un épervier! Vite, la poule rassemble ses poussins et s'en ____.
1 va
2 vont
3 allèrent
4 (Selon la nuance de sens)
Réaction 1


«Le verbe s'accorde avec son sujet.» Mais le verbe est le noyau de la phrase. Voyons la situation dans son ensemble et de manière «naturelle» (en tenant compte de la dimension pragmatique). Partons de nous savons. On y voit sav-, racine lexicale, avec -ons, le tout précédé de nous, sujet. On trouve aussi en français un mot phonétique très proche : nos savons. Cette fois, la racine lexicale est savon, avec le -s du pluriel, précédé de nos, adjectif, mais très proche du pronom nous dans le contexte réel (une première personne du pluriel).

A-t-on le droit de faire ce rapprochement? Malgré la différence lexicale, y a-t-il une ressemblance syntaxique et une parenté de forme?
Réaction 2


La différence est dans la racine lexicale (connaissance ou objet parfumé pour se laver) mais pas dans l'environnement (il y a plusieurs locuteurs et l'idée les concerne bien eux-mêmes). Savons précédé de nous est un verbe. Précédé de nos, c'est un nom. On a besoin de situer le lexème dans l'environnement des locuteurs, donc d'un pronom ou d'un adjectif.

Il y a une structure identique : un mot lexical qui demande à être situé, actualisé. Le choix de la forme pour le verbe, pour le nom, pour le sujet ou pour l'adjectif possessif se fait de la même manière : en fonction de l'idée (le sens du mot lexical) et de l'environnement (comment se place cette idée par rapport à ceux qui parlent).

C'est la racine qui est choisie d'abord, puis sa forme. Le noyau comme son actualisateur prennent la forme qui permet de placer le lexème dans le contexte. Le choix du lexème précède (et détermine le genre); l'actualisation se fait ensuite, même si les actualisateurs se placent au début du groupe (en français).

Après ma chute, tous les enfants me dévisageai____, sans oser rire.
1 t
2 s
3 nt
4 ent
Dans un pays lointain, là où coul__ le lait et le miel, habitai__ un peuple de gnomes.
1 e, t
2 e, ent
3 ent, t
4 ent, ent
Les deux tiers de la population ___ ___ affol___ par l'incendie.
1 a été, ée
2 ont été, ée
3 ont été, és
4 (1 ou 3, selon la nuance de sens)
À l'arrivée à l'étape, nous étions désolés, dépaysés et cherch____ avant tout un réconfort moral.
1 aient
2 èrent
3 (Selon la nuance de sens)
4 (Autre chose)


Mais a-t-on le droit, en grammaire, de partir de la situation, de l'environnement, plutôt que des mots du texte, uniquement?
Réaction 3


Une grammaire naturelle fait appel au référent et à la situation de communication. C'est là que prend place le sens. Et les formes grammaticales (pluriel ou non, féminin ou non, 1re , 2e ou 3e personne, etc.) indiquent justement un espace, un emplacement, un moment pour les idées, dans l'environnement immédiat des interlocuteurs. Le verbe comme son sujet prennent diverses formes qui permettent de situer l'action. Ils s'accordent tous les deux avec ce qui les situe pragmatiquement, concrètement. Leur accord entre eux est le résultat de leur situation.


Nous sommes ___ clients qui attend___ la livraison de ____ sacs de riz.
1)  les, ent, leurs     2)  des, ons, nos     
3)  (Selon le contexte)     4)  (Autre chose)
Rép. Selon le contexte. Avec les, ils sont connus des préposés et donc vus de
l'extérieur (3e personne). Avec des, ils ne le sont pas encore et donc en train
d'introduire leur réclamation (1re personne).
C'est la relation entre le référent et les interlocuteurs qui est marquée par ce qu'on appelle l'actualisation. L'accord n'intervient qu'ensuite, pour vérifier que la diversité des marques possibles a été réduite de manière harmonieuse, c'est-à-dire la même partout. L'accord, au sens strict du mot, ne concerne pas les marques formelles comme telles mais leur identité quand il y en a plus d'une pour le même référent (Dans nous savons, le -ons marque la même chose que le nous.) Il s'ensuit que, stricto sensu, le verbe ne s'accorde pas avec son sujet ni inversement mais que le verbe, dans sa terminaison, et son sujet, comme pronom ou comme groupe du nom, s'actualisent avec le référent... et comme c'est le même pour les deux, quand ils reçoivent la même forme, cela s'appelle l'accord.

L'accord est donc ici d'emblée clairement défini. Nos comme nous sont des mots grammaticaux qui visent la position du lexème savons dans son environnement et qui l'actualisent selon sa nature (le verbe a besoin d'un pronom, le nom d'un article ou d'un adjectif autre que le qualificatif) et dans l'environnement (par rapport au locuteur). L'accord est la cohérence de l'actualisation. Si le contraire est admis par l'usage, on parle d'accord «selon le sens», de syllepse.

Au sens strict, l'accord est une actualisation cohérente. On appelle syllepse (ou accord sylleptique) les incohérences d'actualisation (Ex. "Le monde... sont drôles"). On ne traite ici que des actualisations cohérentes (les accords). Les incohérentes sont dans le module 10. Par contre, on traite ici de l'actualisation en général, pour le verbe (les modes, les temps, les aspects).

Tous les morphèmes grammaticaux ne sont pas des actualisateurs.

Il y a aussi des liens. On observe que le lien prend toujours place au début du syntagme, avant les actualisateurs, et qu'il peut se détacher assez facilement (ex. : après la pluie, après que tu auras répondu, après que la cliente aura répondu). Tous les autres mots grammaticaux actualisent, soit comme actants (pour le verbe), soit comme déterminants du nom (les adjectifs possessifs, etc.), soit encore comme intensifs, pour les qualifiants (si pâle).

Le syntagme a toujours la même structure : lien, actualisateur, mot lexical. Le noyau est lexical, il est choisi de par son contenu conceptuel mais sa terminaison vise quelque chose dans la réalité (le référent), et son actualisation aussi vient de l'environnement des locuteurs. L'idée et le lien environnemental ayant pris place dans la communication, l'accord consiste à donner à des marques multiples des valeurs qui ne soient pas incohérentes. On évite évidemment notre savons, vos savon, nous sais, etc.


Le principe de l'accord, c'est donc qu'on ne peut actualiser les groupes de façon
incohérente. Le possessif change d'après le nombre de possesseurs (mon / notre). Ex.
Ils connaissent ça comme leur poche. 
(Éviter la locution, pourtant plus courante, comme sa poche.)
Comment remplacer ils en vue de garder telle quelle la locution figurée comme sa poche?
Elle dort du sommeil ___ juste.
1 du
2 de la
3 (Au choix, mais de préférence 1)
4 (Au choix, mais de préférence 2)
Réaction 4


"Chacun de nous connaît ça comme sa poche." La notion d'actualisation permet ainsi de comprendre les rouages de la langue et de les faire jouer.

Application 1. Choisir une phrase écrite, la diviser en groupes (allongement de la finale du mot phonétique), identifier les racines lexicales (les souligner), distinguer alors, parmi les mots qui restent (les mots grammaticaux), ceux qui sont des actualisateurs (les marquer d'un astérisque*) et ceux qui sont des liens syntaxiques (les marquer d'un +).
Réaction 5


Corrigé exemplatif.
Aymé a glissé dans+ ses* romans
des* paysannes au+* teint de+ pêche,
des* enfants rieurs, et+ des* animauxqui+* ont
par+ amitié pour+ les* hommes adopté notre* langage.


Variante.
Les* contesde+ Marcel Aymé
peignent des* villages où+* éclate la* joie de+ vivre,
où+* même les* animaux parlent.


Sujet et actant.

Si les terminaisons verbales ne véhiculaient pas une actualisation latine archaïque, remplacée pourtant par les pronoms dès le haut Moyen Âge, le verbe n'aurait pas besoin d'être "accordé" avec son sujet (groupe nominal). Ce dont tout verbe a besoin est que soit signalé qui fait l'action et c'est donc du verbe que dépend le sujet. C'est d'ailleurs le sens du mot sujet, puisque ce mot suppose une soumission : celle de l'actant à l'action. Approfondissons ce point de syntaxe, qui se révélera d'un emploi constant. Mais aviez-vous entendu parler, non seulement d'acteur et de rôle, mais en grammaire d'actant?
«Vous répondez que les conditions de travail vous satisfont.» Le verbe est environné d'actants. Les actants sont ____.
1 des mots grammaticaux
2 des mots lexicaux
3 des groupes syntaxiques
4 (N'importe)
Réaction 6


L'acteur agit devant les spectateurs. Il s'agit d'une personne qui agit, ou qui subit l'action. L'actant joue aussi un rôle mais en grammaire, par rapport au noyau verbal. Il est sujet ou objet. Il peut aussi être object indirect, complément. Il permet à l'action du verbe de trouver dans l'environnement non seulement ses points d'attache mais son opération même, son effectuation. Dans nos savons, nos indique à qui sont les savons mais dans nous savons, nous indique qui sait, et l'action de savoir ne serait pas effectuée sans quelqu'un qui l'effectue. L'actant est donc un actualisateur de verbe et pas de verbe sans sujet.

Le sujet est le premier actant, le plus important. Mieux vaut le prendre dans le contexte que dans le texte, pour ne pas s'y tromper. Il importe donc de bien l'identifier.
Nous les Français, _____ tous fiers de leur langue.
1 nous sommes
2 ils sont
3 (N'importe)
4 (Autre chose)
Votre rapport est bien fait mais le jury s'attend que l'importance des enjeux soit mise en évidence. Si vous voulez m'envoyer une nouvelle mouture, je la relirai et vous fer__ d'autres suggestions.
1 ai
2 ez
3 (Au choix mais de préférence 1)
4 (Au choix mais de préférence 2)
Réaction 7


Pour accorder un verbe, il faut donc (entre autres) identifier dans la nature son premier actant? Ou bien suffit-il de considérer le pronom ou le substantif qui précède le verbe dans la phrase?
Je vous inviter___ à mon anniversaire.
1 ai
2 ez
3 (N'importe)
4 (Autre chose)
Réaction 8




Il faut chercher le premier actant. Il y a même une faute assez répandue qui a reçu le nom de lamartinisme (Alphonse de Lamartine y était enclin), et qui consiste justement à se laisser influencer par le pronom qui précède plutôt que de découvrir dans l'action du verbe son premier actant.

La place normale du sujet, qui est de précéder le verbe, ne suffit donc pas toujours à l'identifier (inversion, impératif, phrases suspendues). Mieux vaut partir des actants, de ce qu'on veut dire (si l'auteur de la phrase, c'est vous) ou de ce que la phrase veut dire (si vous en êtes le lecteur, auquel cas votre interprétation est essentielle, d'où l'intérêt de fabriquer votre propre version de la même phrase et de pouvoir comparer les deux textes). En partant des actants, on relie la grammaire à la nature... Il y a du reste un exemple aussi curieux que frappant du lien de la grammaire avec la nature : l'impératif, qui est sans pronom sujet.

À la 2e personne du singulier, l'impératif (pour les verbes de la première conjugaison) n'a plus aucune marque : le s disparaît. On observe par ailleurs que les troisièmes personnes (singulier et pluriel) sont en réalité des subjonctifs. Quant aux 1re et 2e du pluriel, elles sont faites sur le modèle de l'indicatif. La seul forme impérative autonome et représentative de son mode est donc celle de la 2e personne du singulier. Mais comment l'identifier si sa marque est seulement l'absence de toute marque? C'est une forme vraiment minimale. Le radical sans plus. L'absence de sujet exprimé. Ex.: Raconte!
Que je cèd__, moi? Avou__ que tu rêves!
1 es, es
2 e, e
3 e, es
4 (Autre chose)
Réaction 9


On pourrait croire qu'il n'y a pas de sujet mais ce qui n'est pas exprimé est souvent dans l'environnement. L'actualisation de l'impératif est celle-là même du contexte énonciatif. Le destinataire est la substance la plus proche de l'acte de communication, vu que le ton est celui d'un ordre. Alors, l'absence de pronom sujet incite à chercher un sujet dans le contexte énonciatif, dans l'environnement. On en trouve un dans la personne à qui l'acte de parole s'adresse. Autrement dit, l'interlocuteur entendant un lexème verbal sans aucune marque doit lui chercher un sujet et n'en trouve d'autre que lui-même. Aucune redondance textuelle. Une application énonciative immédiate de la règle générale du syntagme verbal et de son actanciation. Ceci n'est possible que dans une grammaire pragmatique, à condition de mettre le système des formes en relation avec la nature.

Le problème de l'accord au sens large (celui de la forme à donner au verbe) consiste sans doute à bien identifier celui qui fait l'action (le sujet). C'est nécessaire pour l'indication de la personne, du nombre et parfois du genre. C'est insuffisant. Le verbe varie en outre selon le mode, le temps, l'aspect et la voix. Il s'accorde avec tout ce qui l'environne, selon la situation des interlocuteurs. Il n'y a pas que le sujet et les compléments.

Dans ce chapitre, nous allons revenir sur les modes et les temps, non pour leurs formes mais du point de vue de leur emploi, donc de leur rapport avec l'environnement et la nature. Ce ne sont pas les pronoms mais des morphèmes de terminaison, comme en latin. C'est ce qu'on appelle plus précisément la désinence.

Comment sait-on qu'un verbe est au présent ou au passé? Où se trouvent les marques du temps et du mode?
Au début des années quarante, l'influence du blues se fit sentir sur toute la musique qui _____.
1 suit
2 suivra
3 suivrait
4 allait suivre
Réaction 10


Le temps et le mode sont marqués dans la désinence. C'est celle du lexème du verbe pour les temps simples et celle de l'auxiliaire pour les temps composés.

Choix du temps : imparfait, passé simple, passé composé, etc.

On croit que les temps suivent le cadran de l'horloge: passé, présent, futur. C'est oublier que la nature situe la durée dans le sujet (qui dit je). Comme sa durée est en lui et non lui dans une durée unique pour tous, objective, il est au centre de la fourche à trois dents de la temporalité. Le passé est passé par rapport à son présent. Le futur est relativement simple car peu connu, indéterminé (on avisera), mais le passé s'étend jusqu'aux origines les plus lointaines qui se puissent imaginer et se restructure d'ailleurs sans cesse, plus ou moins rationnellement. C'est donc le passé qui a le plus de formes. Le présent va de soi, il est non marqué, il sert d'ancrage; toutefois, d'autres moments que le présent peuvent servir de centre (ancrage allocentrique ou de récit). Et puis l'action se présente sous divers aspects (accompli, inchoatif...) La diversité (et la dissymétrie) des «tiroirs» (formes temporelles) se comprend : elle est naturelle. Êtes-vous de ceux qui ne savent jamais trop comment choisir entre les formes du passé?
Ce départ, les parents de Paul le ________ chacun à sa façon, selon leurs préjugés respectifs.
1 voyaient
2 virent
3 (N'importe)
4 (Selon la nuance de sens)
Hier soir, _______ que notre projet _____ pour la semi-finale.
1 j'apprenais, est classé
2 j'ai appris, était classé
3 j'appris, fut classé
4 j'apprends, avait été classé
L'amoureux qui embrassait sa fiancée n'eut que le temps de sauter dans la voiture: le train s'______.
1 ébranla
2 ébranlait
3 est ébranlé
4 (Selon la nuance de sens)
J'ai vu dans votre dossier que vous ______ communiste dissident.
1 étiez
2 aviez été
3 (N'importe)
4 (Selon le sens)
Réaction 11


Il y a deux ancrages possibles, l'un non marqué, naturel; l'autre typique du récit fictif. La temporalité naturelle est celle des interlocuteurs en communication courante. Elle est l'énonciation d'un acte de parole effectif. On la définit comme ancrage "nunégocentrique" (ou orcentrique : centrée sur le je qui est en train de parler).

Il existe par contre en français soigné une temporalité autre, «allocentrique», coupée de l'ancrage naturel et centrée sur le seul énoncé. Ex. :"Tous se turent". On emploie le passé simple pour y accéder et en indiquer le centre, qui est fictif, "autre" que le "nunégocentrique" (moi-ici-maintenant = non marqué). L'ancrage allocentrique est celui de la fiction écrite. Il fait littéraire.

Sur ces deux systèmes peut alors venir se greffer une temporalité relative, qui concerne les subordonnées. C'est là que se retrouve le traditionnel trident "passé-présent-futur" mais, comme c'est un temps relatif à l'ancrage, ces trois temps vont devenir antériorité / simultanéité / postériorité. Ces dénominations montrent mieux leur position par rapport au moment qui sert d'ancrage, et la relativité de la temporalité par rapport à l'ancrage, qui est fixe.

Mentionnons en outre l'absence de temporalité (le présent "intemporel" : La Terre tourne).

Et puis, il y a encore les aspects (comment l'action se présente), qui sont très développés dans les langues slaves. En français, il faut recourir à des périphrases, comme on le verra, et il n'y a que l'aspect accompli qui fasse partie de la conjugaison. Mais alors, cet aspect accompli, en français, il occupe autant de place que tout le reste : il redouble tous les ancrages et tous les temps relatifs. On l'obtient partout de la même façon : en faisant suivre le participe passé d'un auxiliaire, qui lui reçoit les marques de la conjugaison. Je trouve / J'ai trouvé. Je trouvais / J'avais trouvé. Etc.

Ce triple système, ancrage, temps relatif, aspect, rend-il compte de toutes les formes conjuguées du point de vue de la temporalité?
Réaction 12


Oui. Tous les temps y ont une place, à tous les modes et à toutes les voix. Vérifions...

Quel est l'accompli de tourner dans Je vois qu'on tourne? (Formez le temps et donnez-en le nom).
Réaction 13


Je vois qu'on a tourné (passé composé). Le passé composé est l'accompli du présent.

Le présent du subjonctif est-il formé identiquement? Quel est l'accompli de tourner dans Je veux qu'on tourne avant midi? (Formez le temps et donnez-en le nom).
Réaction 14


Je veux qu'on ait tourné avant midi (subjonctif passé). Il s'agit aussi d'un passé «composé», puisque les formes simples sont en un seul mot, comme on l'a vu au module 3, et que les composées sont en deux mots (graphiques). Le participe passé comme tel est une forme simple mais dans toute la conjugaison de l'accompli elle entre en composition. L'auxiliaire conjugué est aussi une forme simple, celle des verbes avoir ou être. Ces verbes se grammaticalisent pour devenir simples auxiliaires de l'accompli.

La liste des formes simples est en somme assez courte : présent, imparfait, passé simple, futur simple, et futur du passé. Au subjonctif, la liste est réduite au deux premiers éléments car les futurs sont réduits au présent (non marqué) et les passés à l'imparfait. Au conditionnel, la liste des temps simples est encore plus réduite : il n'y a que le présent, qui englobe les futurs, tandis que les passés sont ramenés aux formes composées, même s'il n'y a pas d'accomplissement.

Quel est l'accompli de On jouait sur la plage? (Formez le temps et donnez-en le nom).
Il rencontra plus d'obstacle qu'il n'_____ supposé.
1 avait
2 eut
3 aurait
4 (Selon le sens)
Réaction 15


On avait joué sur la plage (plus-que-parfait). Le plus-que-parfait est l'accompli de l'imparfait. Son nom s'explique encore assez bien. Parfait veut dire "achevé". L'imparfait était en train de s'accomplir. Le plus-que-parfait a accompli ce qui était en train.

Et quel est l'accompli de Quand ils applaudirent... (Formez le temps et donnez-en le nom).
L'assemblée aurait voulu que je ______ un discours.
1 fasse
2 fisse
3 (Selon le sens)
4 (Selon le niveau de langue)
Mais si Dieu le voulait et qu'il m'arrivât d'épouser quelque femme de bien, poursuivit Panurge, et qu'elle me battît, j'enragerais tout vif. Arrivât et battît sont ______.
1 au passé simple
2 au subjonctif imparfait
3 au conditionnel passé
4 (Ces formes ne sont plus usitées.)
Réaction 16


Quand ils eurent applaudi... (passé antérieur). Le passé antérieur est l'accompli du passé simple. C'est un temps relatif à un passé de récit, ce qui fait qu'il se trouve souvent en subordonnée.

Il se laisse confondre avec le subjonctif plus-que-parfait : ils eussent applaudi (irréel). La confusion est d'autant plus facile que le conditionnel passé, ils auraient applaudi (potentiel) a une forme qui ressemble aussi, par le r, à celle du passé antérieur. On exprimera donc l'hypothèse passée (irréelle) par le conditionnel passé ou le subjonctif plus-que-parfait, non par le passé antérieur.

Notion d'ancrage.

Cela va de soi mais il est important de s'en apercevoir : ceux qui parlent envisagent le temps relativement au moment où ils parlent. Ex. On frappe (Entends-tu qu'... / Je crois qu'... / Je te dis qu'...) Bien qu'elle soit si générale, cette observation a reçu un nom biscornu : l'ancrage nunégocentrique (= «dont le centre est moi, maintenant»). Pour faire court, on dit aussi orcentrique. L'ancrage nunégocentrique est la temporalité de l'énonciation la plus courante, notamment celle de la conversation. Si cela va de soi, ce point énonciatif, pourquoi le mentionner? Y a-t-il une autre possibilité d'ancrage temporel que celle-là?
Après cette longue période de sécheresse, il est évident que les agriculteurs atten__aient les premières pluies avec impatience.
1 d
2 dr
3 (Au choix)
4 (Selon la nuance de sens)
Le vénérable fut averti par un espion appartenant au doge de Venise.
1 Accompli du passé.
2 Ancrage allocentrique.
3 Accompli de l'ancrage allocentrique.
4 Antériorité.
Galilée, dès le début du XVIIe siècle, affirmait que la terre ______ sur elle-même.
1 tourne
2 tournait
3 (Au choix, mais de préférence 2)
4 (Autre chose)
Réaction 17


L'ancrage marqué le plus typique (à partir duquel Benvéniste découvrit la notion), est au contraire allocentrique. Ex. On frappa. C'est le «récit». Le lien avec les locuteurs a été effacé. L'histoire va se dérouler par rapport à un point éloigné (passé, ou futur en science-fiction), indiqué par le passé simple. Ce temps opère un déplacement dans le temps et permet de passer dans son déroulement imaginaire. De là découle son caractère littéraire.

Les ancrages nunégocentrique et allocentrique sont opposés l'un à l'autre mais ils s'opposent tous deux à l'absence d'ancrage et de temporalité, au présent éternel des textes scientifiques (e=mc2; la Terre tourne; l'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu, l'objet direct devient sujet à la voix passive).

L'ancrage recèle-t-il des pièges pour les anglophones?
Il _____ un temps où certains étudiants ______ payer leurs études en travaillant à l'université.
1 était, pouvaient
2 fut, purent
3 fut, pouvaient
4 était, purent
Cette idée vint à se concrétiser. Elle ______ sa forme finale dans un poème que j'ai composé.
1 a atteint
2 atteignit
3 atteint
4 (Selon le sens)
Récit d'un impressionniste. Nous avons peint des paysages de manière à approfondir nos connaissances du jeu des ombres et de la lumière. Assez satisfaits de nos toiles en plein air, nous les avons présentées à l'Exposition universelle de 1863. Toutes ______ refusées.
1 ont été
2 furent
3 avaient été
4 seront
Réaction 18


L'intemporel existe en anglais (et même, l'actuel est marqué par is + -ing). L'allocentrique, en revanche, n'a pas d'ancrage marqué (passé simple et passé antérieur). Il faut dire que tous les francophones ne se prévalent pas des subtilités du «récit». «Littérariser» reste une subtilité, sinon une sorte de privilège romantique.

Notion de moment relatif. Antériorité, simultanéité, postériorité.

En dépendance d'une proposition principale, parfois implicite, dont le temps indique l'ancrage, les complétives ont des temps qu'il vaut mieux appeler relatifs car ils s'établissent en fonction les uns des autres. Conséquemment, au lieu de parler de passé, présent, futur, mieux vaudra dire : antériorité, simultanéité, postériorité. On distinguera ainsi nettement, dans les temps, ce qui est ancrage et ce qui est subordination.

Sans doute avez-vous entendu parler de la concordance des temps? À votre avis, cette concordance concerne-t-elle tous les tiroirs? Ou bien seulement les temps relatifs?
Le voyageur fixa les yeux sur la partie septentrionale du lac. On ________ qu'il observait quelque chose qui l'intri___.
1 aurait dit ..... guait
2 dirait ..... gue
3 aurait dit ..... guerait
4 (Selon le sens)
--- Ah! C'est comme ça que ça se passe... Je ne le savais pas. --- Tu ne savais pas que ______ comme ça que ça se _____?
1 c'est, passe
2 c'est, passait
3 c'était, passe
4 c'était, passait
Elle anima l'émission Marguerite et Cie, qui ______ 150 000 personnes.
1 atteignait
2 a atteint
3 avait atteint
4 (Selon la nuance de sens)
La municipalité a prouvé qu'elle ______ capable d'affronter les difficultés.
1 est
2 était
3 (N'importe)
4 (Selon le sens)
Je ne savais pas qu'il ________ musicien.
1 était
2 avait été
3 (N'importe)
4 (Selon le sens)
Il commençait enfin à se rendre compte que ce qu'il _____ fait n'est pas bien.
1 a
2 avait
3 eut
4 (Autre chose)
Réaction 19


La concordance des temps met le verbe de la subordonnée à un temps déterminé par sa relation avec celui de la principale. Il faut donc tenir compte de la dépendance des groupes syntaxiques et de la séquence des actions. Ne pas partir d'évidences trompeuses. L'ancrage est primordial. Il faut aller le chercher dans sa relation avec les subordonnées et dans sa vraisemblance environnementale, dans la nature...

La valeur du passé composé n'a-t-elle pas quelque chose d'ambigu, dans certains contextes? L'aspect accompli est un temps présent (J'ai compris, c'est maintenant et pas hier). Pouvez-vous mettre J'ai compris dans un contexte qui serait celui de hier?
Excuse-moi pour ne pas ______ que je n'ai qu'un gros billet pour payer. Auras-tu la monnaie?
1 te prévenir
2 te prévenir d'avance
3 (Au choix)
4 (Autre tour)
L'héroïne n'a pas voulu cette présence. Elle ________.
1 la subit
2 l'a subie
3 (N'importe)
4 (Selon le sens)
Je penserai peut-être un jour qu'il a eu raison. Il a eu indique ______.
1 un accompli
2 une antériorité
3 (N'importe)
4 (Selon la nuance de sens)
Il a décidé que cette solution s'impos__.
1 e
2 ait
3 (N'importe)
4 (Selon le contexte)
Réaction 20


C'est seulement hier que j'ai compris la réaction de Marjolaine.

Une des difficultés constamment rencontrées est la présence de formes composées dans les passés, alors qu'elles ne devraient servir que pour des aspects accomplis. Le passé composé sert de substitut familier au passé simple, surtout chez ceux qui n'utilisent pas le passé simple. D'autres formes composées glissent, plus rarement, de l'accompli à l'antérieur. Comme toutes les simplifications populaires, cela vient brouiller les cartes. Sans parler du mode subjonctif, mode de la subordination, où la correspondance des temps devrait s'applique continuellement et sans faille, et où l'accompli des formes composées peut aussi servir à marquer des antériorités et pas seulement des accomplissements actuels. Chaque cas rencontré ne demande-t-il pas une analyse particulière?
Lorsque j'eus traversé le pont, je ______ de la rivière.
1 m'approchai
2 m'approchais
3 me suis approchée
4 me fus approchée
Certains artistes avaient débuté avec fracas et ______ à se faire connaître.
1 n'arrivent pas
2 ne sont pas arrivés
3 (N'importe)
4 (Selon le sens)
Je pensais que le match serait plus enlevé, car les joueurs ________ bien meilleurs pendant l'entraînement.
1 ont été
2 avaient été
3 auraient été
4 (N'importe)
Bien que les petits commerces ________ un permis, ils seront fermés ce jour-là.
1 payèrent
2 ont payé
3 payassent
4 aient payé
Réaction 21


Il faut identifier les formes temporelles dans leur ancrage. Le subjonctif accentue la nécessité de la concordance. Quant au conditionnel, on a vu au module précédent sa double nature : temps à l'origine, dans l'ancrage allocentrique, mais détaché de cet ancrage au passé, installé dans le nunégocentrique, il devient un mode. Comme temps relatif, il a quelle valeur?
Si je vous ai averti , c'est que j'ai pensé que vous ______.
1 viendrez
2 viendriez
3 (1 ou 2, au choix)
4 seriez venu
Si vous étiez un abonné le 1er mai, vous bénéficier____ d'un crédit. En mettant la principale au futur (ez), que marque l'imparfait de étiez?
1 Le potentiel.
2 L'irréel.
3 Le présent du passé.
4 (Autre chose)
Jeanne d'Arc quittait son village, bientôt elle reconnaîtrait le dauphin à Chinon et Charles VII serait couronné à Reims. Reconnaîtrait et serait couronné sont au ________.
1 conditionnel présent
2 conditionnel présent et conditionnel passé
3 futur et futur antérieur
4 futur du passé
Réaction 22


La postériorité. C'est une forme qui est bien celle de son sens, avec sa terminaison en -ais, caractéristique de l'imparfait, mais qui a aussi une marque de futur, le -r-. Elle désigne donc un futur dans le passé (Il pensa qu'elle reviendrait). Forme et sens coïncident parfaitement! Traitée sans son noyau, mise dans l'ancrage nunégocentrique, la forme en -rais, ne peut plus être cohérente, elle se contredit (-ais contre -r-) et cesse de désigner du réel : elle devient un mode de la pure hypothèse, inspirée du passé, adéquate au futur, simplement possible. Dans cet ancrage, nunégocentrique, le futur reste un futur mais la terminaison de l'imparfait (-ais) le contredit, ce qui a pour effet de le rendre moins réel, hypothétique...

Cette forme convient donc pour indiquer l'hypothèse, la condition étant exprimée dans une subordonnée avec si (il viendrait s'il avait le temps) - condition qui peut rester implicite (il viendrait...), mais qui n'en donne pas moins son nom au mode ainsi créé. C'est ce que le latin appelle un "potentiel".

En est-il de même pour "le conditionnel passé"? Ex. : Il pensa qu'elle serait revenue avant la nuit?
Quand elle l'aurait reconnu, pensa-t-il, tout changerait. La temporelle est ici ______.
1 à l'irréel
2 au futur du passé
3 au futur antérieur du passé
4 (Autre chose)
Il serait exempt de dettes quand il aurait payé sa maison. Quand il aurait payé est un ______.
1 potentiel (accompli du présent fictif)
2 irréel (accompli du passé fictif)
3 futur antérieur du passé
4 accompli de discours indirect libre
Le médecin de l'entreprise a perdu son briquet. Il prie toute personne qui l'_____ trouvé de le lui rapporter, promettant une forte récompense.
1 aurait
2 aura
3 (N'importe)
4 (Selon la nuance de sens)
Elle aurait pu améliorer l'état des choses. Le futur antérieur du passé indique ______.
1 une postériorité accomplie par rapport à un passé
2 un irréel
3 (N'importe)
4 (Selon le contexte)
Réaction 23


Verbe revenir, intransitif. L'auxiliaire avoir est remplacé par être, qui n'indique donc pas ici une voix passive. L'auxiliaire est au futur du passé et la forme composée est donc un accompli du futur du passé. On fera bien de l'appeler "futur antérieur du passé" pour la cohérence terminologique, mais sans oublier qu'il sert aussi de conditionnel passé.

Lui aussi n'est pas toujours subordonné à un verbe au passé. Il peut s'employer dans une indépendante, sans ancrage allocentrique. Son sens est le même que celui de la forme simple, avec la composition en plus. Or, quand on sait que la condition n'est pas réalisée, ce potentiel devient même un irréel (Il se laisserait mourir si elle partait). Mettre le tout à l'accompli, c'est tout simplement forcer la nuance d'irréel (plus d'avenir pour cette hypothèse, dont les conditions ne seront jamais réalisées). (Il se serait laissé mourir si elle était partie.)

Conclusion : conditionnel passé = irréel (ou, en subordonnée, futur antérieur du passé).

Finalement, y a-t-il un moyen de bien reconnaître un véritable mode conditionnel?
Si j'avais été au volant, ______ à 160km à l'heure.
1 j'aurais roulé
2 je roulerais
3 je roulais
4 (Selon la nuance de sens)
S'il faisait beau, j'irais à la campagne. Irais marque ________.
1 un potentiel
2 un irréel du présent
3 (Selon le contexte)
4 (Autre chose)
S'il avait fait beau, ________ à la plage.
1 j'allais partir
2 je serais partie
3 je partirais
4 (Selon la nuance de sens)
Tu m'aurais rendue si heureuse! Aurais rendue est composé d'un auxiliaire au conditionnel présent et d'un participe passé. Il est donc ________.
1 au conditionnel présent
2 au subjonctif plus-que-parfait
3 au conditionnel passé 1re forme
4 à l'indicatif futur antérieur
"Eh bien, s'il avait plu, nous eussions été douchés." Nous eussions été douchés est composé d'un auxiliaire au subjonctif imparfait (voix passive) et d'un participe passé. Il est donc ______.
1 à l'indicatif plus-que-parfait
2 au conditionnel passé
3 à l'indicatif passé antérieur
4 au subjonctif plus-que-parfait
Sans la petite Antigone, vous auriez tous été bien tranquilles. Auriez été est ________.
1 un potentiel
2 un irréel du présent
3 un futur antérieur du passé
4 un irréel du passé
Si ________ que tu étais malade, je serais venu aussitôt.
1 j'allais savoir
2 j'avais su
3 j'aurais su
4 je saurai
Si je ne vous savais pas surchargé, je vous confierais une affaire très délicate. Confierais marque ________.
1 un potentiel
2 un irréel du présent
3 un irréel du passé
4 (Autre chose)
Réaction 24


Oui. Pour que le futur du passé devienne pure hypothèse, il suffit que l'ancrage passe au présent, ce qui arrive dans toute proposition indépendante mais aussi, parfois, dans une subordonnée, pour peu que la principale ne soit pas au passé.

On voit que le mode conditionnel convient pour exprimer une hypothèse sans ancrage. Ne devrait-il pas recevoir le nom de mode hypothétique (potentiel ou irréel suivant le cas)?
Réaction 25


Oui, il le devrait (c'est le cas de le dire). D'autant plus que la condition, elle, se moque bien du mode "conditionnel".


J'irai à l'hôpital à condition que vous ______ avec moi.
1)  viendrez     2)  veniez     3)  venez     4)  viendriez
Rép. veniez
Mais J'irai à l'hôpital quand vous viendrez avec moi.
Ou J'irai à l'hôpital si vous venez avec moi.
Et J'irais à l'hôpital si vous veniez avec moi.
Ou Vous viendriez avec moi: j'irais volontiers à l'hôpital.
Règle Avec à condition que, l'aspect conditionnel est plus marqué qu'avec si. Dès
lors, les deux propositions ne forment qu'une assertion, d'où le subjonctif.
Il ne faut pas confondre condition et hypothèse. La condition réalise l'hypothèse. La réalisation de l'une entraîne celle de l'autre. À l'état pur, aucune des deux n'est réalisée. Ce ne sont que des idées. L'accompli, lui, qui est un aspect, ne considère que le résultat du passé, ce qui est irréel si c'est seulement hypothétique.

Notion d'aspect.

L'aspect accompli est marqué par la forme composée (passé composé pour l'accompli du présent; plus-que-parfait pour l'accompli du passé; futur antérieur pour l'accompli du futur). Plusieurs exemples en ont été donnés ci-dessus.

Le passé composé a son auxiliaire au présent. Prenez un verbe au présent et fabriquez-en la forme composée.
Celle qui s'était tendrement occupée de la princesse s'avéra ____ au service d'un royaume voisin, où elle envoyait des rapports secrets.
1 être
2 avoir été
3 (N'importe)
4 (Selon le sens)
J'agis donc selon l'ordre que j'avais reçu.
1 J'agis est ici au présent.
2 J'agis est au passé simple.
3 (N'importe)
4 (Selon le contexte)
Ils ont dit que leurs invités ________ tôt.
1 arriveraient
2 seraient arrivés
3 étaient arrivés
4 (Selon le sens)
Réaction 26


C'est l'accompli du présent dans l'ancrage non marqué. J'ai trouvé un nid! c'est maintenant, et achevé. On montre le nid trouvé. Toutefois, le même passé composé peut, en contexte familier, indiquer une antériorité par rapport au présent (Hier, j'ai trouvé etc.) Le passé composé assume cette valeur de récit qui est celle du passé simple parce que le passé simple est devenu littéraire ou relève d'un niveau de langue châtié. On simplifie la langue pour se montrer agréable et facile (niveau familier). Ainsi disparaît le passé simple... Mais ne trouvez-vous pas que cela peut créer des confusions?
Dans Pourquoi vous êtes-vous mariés? deux tons très différents sont possibles. Le verbe est au passé composé. Ce temps marque ici ______.
1 l'aspect accompli
2 l'antériorité par rapport au présent de l'acte de parole
3 (N'importe)
4 (Selon le sens)
Réaction 27




Cela oblige à se poser la question de l'ancrage. Mais il y a pl;us curieux. Dans cette acception, qui fait du passé composé un ancrage (la fiction) et non plus un aspect (l'accompli), il y a place, dès lors, pour un aspect accompli! On réapplique la transformation, cette fois sur