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OÙ EST MA LOGIQUE?
Tenir compte des raisons des autres et réfuter en connaissance de cause.

Modalités.
On doit tout avoir mais on ne peut pas tout avoir.

1. Pourquoi ne peut-on pas tout avoir?
2. Pourquoi devrait-on avoir tout? On ne doit avoir que ce qu’il faut.
3. La démarche entreprise à propos des modalités: nécessité (devoir), possibilité (pouvoir), besoin (falloir) et intention (vouloir) montre qu’elles sont en relation et combien le concret, loin de s’imposer à tous absolument, dépend du sujet (celui ou celle qui l’appréhende).
4. Et n’est-ce pas le non-subjectif, ce à quoi chacun s’adapte, qui fait l’unité de la réalité partagée, puisque nous sommes tous persuadés que les choses sont ce qu’elles sont sans nous?

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Réponse:
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Réflexion d'hier

Toutes les religions ne sont pas morales mais il n’est pas rationnel de s’opposer à ce qui relève du monde, que ce soit la famille (comme dans le voeu de célibat), le travail (comme dans le voeu de pauvreté) ou la liberté (comme dans le voeu d’obéissance). En effet, il appartient à l’esprit divin de pénétrer de façon immanente le réel extérieur.

1. Les États s’instituent démocratiquement de façon conforme au moment culturel des citoyens tandis que les religions s’attribuent le contrôle du bien et du mal dans le comportement mutuel ou personnel de leurs adeptes. On comprend que des conflits soient inévitables.
2. Le lieu du conflit est la conscience individuelle et ce qui est perdu dans cette opposition est la liberté personnelle.
3. Le Vatican joue sur les deux tableaux avec un reste de dispositifs de pouvoir temporel (les défilés et processions, les audiences, les gardes suisses, notamment) et une gestion, liturgique et doctrinale, du sacré.
4. La sensation met la nature en contact immédiat avec l’esprit subjectif devenu conscient par réflexion chez le philosophe, qui écarterait ainsi l’éthique religieuse ou civile. Il ne pourrait plus dominer. La religion lui en offre une occasion absolue mais dominatrice. L’État aussi et de façon plus efficace, moins dangereuse, collaborative.

Notre proposition de corrigé.
DÉLIBÉRATION sur le choix 1. Chacun d’eux s’auto-justifie: la religion, par l’absolu de l’origine de ses lois; les États, par le consensus qui a permis de façonner leur dispositif.
2. Bien séparer les pouvoirs, civil et religieux, n’est-ce pas, au contraire, l’avènement des droits et le début d’un idéal républicain de liberté, égalité et fraternité?
3. En revanche, il y a des églises réformées qui placent le sacré non en opposition mais en relation directe avec le temporel. En élevant l’hostie, loin de rendre à l’Éternel ce qui est venu de lui pour nous sauver, (son fils engendré et non créé), le pasteur reconnaît et remercie Dieu de poursuivre par son esprit raisonnable une création rationnelle. Il n’est pas “consacré”, c’est-à-dire mis à part du monde par les trois voeux qui le détachent de ce qu’il est dans le monde. C’est un homme (homo et non vir, une femme aussi bien), agréé par la communauté, marié ou non.
4. Une reconnaissance mutuelle de l’État et de la religion articulerait leur fonction l’une à l’autre, les renforcerait, et même, cela faciliterait la mise en possession individuelle d’une liberté qui pourrait alors devenir non seulement proclamée pour tous mais effective en chacun. (Voir Hegel, Encycl. Des sciences philosophiques, III, éd. Bourgeois, p339.)
COMPLÉMENT On croit que Hegel soustrait qqch. à Dieu en ne voulant pas d’une foi aveugle. Il en propose au contraire une articulation. “La substantialité de la vie éthique et de l’État est la religion” (Ib., p334).

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