OÙ EST MA LOGIQUE?
Tenir compte des raisons des autres et réfuter en connaissance de cause.
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« Aujourd'hui, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le
monde. La plupart vivent dans les pays du Sud qui ont été secoués par les
émeutes du pain du printemps 2008. Est-ce parce qu'ils sont trop peuplés ? En
juin, réagissant dans l'urgence, les responsables de l'Organisation des
Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont tenu un sommet. Ses experts n'ont pas accusé la surpopulation, mais avant tout l'augmentation de 50 % du prix des céréales. Ils ont aussi dénoncé une production agricole mondiale insuffisante. Pas à cause de l'épuisement des terres, mais de leur mauvais usage.»>br> Frédérick Joignot, dans le Monde, 9 janvier 2009. 1) Question de mentalité. Avoir de nombreux enfants équivaut à une pension de vieillesse. Les pays de la faim sont sous-développés plus encore socialement qu'économiquement. 2) La sécurité sociale ne fait que tempérer l'acuité du problème. Il y a encore beaucoup de déséquilibre et de pauvreté même dans les pays dotés de lois sociales convenablement mises en oeuvre. 3) Le partage est la solution mais il n'est possible que dans les petites communautés idéologiques convaincues, que ce soit par idéal social ou pour des motifs religieux. 4) (Autre chose) |
Opter pour un des distracteurs ou commenter son hésitation ci-dessous. On reçoit aussitôt notre opinion. Une réponse plus personnelle est possible éventuellement.
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À qui devrait appartenir une usine? 1) Aux industries puisque ce sont elles qui disposent des projets, des compétences et qui peuvent se procurer les moyens qui manquent. 2) Non. Aux employés car leur travail sera mieux motivé, plus rentable et qu'il pourra donc être mieux rémunéré. 3) Aux groupements communautaires, aux syndicats, aux différents paliers de gouvernement. Ceci favoriserait la promotion de toutes les régions et permettrait d'éviter les relocalisations. 4) (Autre chose) |
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Notre proposition de corrigé. |
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RÉP. Autre chose : un partage du pouvoir qui ferait une part à chacun suivant
son degré d'engagement financier, mais qui donnerait la plus grande part à
l'extrémité «consommatrice» de l'économie comme système dans son entier. MAIS (pour qui choisit 1) Le capital reste sans doute ce qu'il y a de plus important, comme le mot l'indique, mais on en voit aujourd'hui les inconvénients quand il néglige non seulement ce que tous attendent naïvement de lui mais la raison d'être de l'économie. ET (pour qui choisit 2) Il resterait aux employés à concevoir les projets, à acquérir les compétences et à réunir les moyens financiers, donc à devenir les patrons. OU (pour qui choisit 3) Les bonnes intentions des élus ou autres produisent des discours plus ou moins électoraux auxquels il serait dangereux de trop se fier. RÈGLE Pour que l'ensemble du système trouve un équilibre durable, il faudrait que le pouvoir économique appartienne «à chacun selon ses besoins». EXPLICATION Ainsi personne ne risquera-t-il de s'écarter du comportement requis suivant sa place dans le système et seront partageables les risques, les responsabilités, les efforts, les bénéfices comme les déficits. MAIS Actuellement, les consommateurs n'ont de quoi payer que dans la mesure où ils font partie des forces de production et c'est au sein des familles que doit se faire la conversion production-consommation. Il en résulte que le système ne tourne que pour ceux qui le font tourner et que le quart de la population souffre de malnutrition. ET Tant que la raison d'être du système sera le profit et non la liberté des personnes présentes, il y aura déséquilibre et domination des moyens d'action sur les fins. |
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