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OÙ EST MA LOGIQUE?
Tenir compte des raisons des autres et réfuter en connaissance de cause.

Dans sa Biographie de mes fantômes, Duhamel, p179, raconte: “Dans le bref et pieux éloge qu’il a lu devant l’Académie, après la mort de Bergson, Paul Valéry ne manque pas de mentionner que ce grand esprit, s’éloignant des disciplines mathématiques auxquelles s’étaient pliés généralement ses prédécesseurs, préféra se tourner vers les sciences de la vie. Tandis que les philosophes, depuis le 18e siècle, dit donc Valéry, avaient été, pour la plupart, sous l’influence des conceptions physico-mécaniques, notre illustre confrère s’était laissé heureusement séduire aux sciences de la vie. La biologie l’inspirait. Il considéra la vie et la comprit et la conçut comme porteuse de l’esprit.
1 À la vérité, l’homme qui chercherait, aujourd’hui, une inspiration et une discipline dans l’étude assidue de la biologie, ne pourrait guère se détourner de la physique et, de manière plus générale, des sciences mathématiques (p180).
2 Le plus souvent, c’est l’ombre des mathématiques seulement que les biologistes parviennent à capturer. Cette passion des formules, des tracés graphiques, des équations se cantonne dans le domaine des artifices de vocabulaire, des conventions représentatives.
3 Dirais-je — mais ce doit être à voix basse — que je suis plutôt effrayé à la pensée que tous les problèmes de la biologie pourraient se trouver résolus par les voies de la mathématique?
4 N’empêche que le biologiste, le médecin devront, demain, à peine de piétiner dans les fonctions subalternes, posséder une culture mathématique non médiocre.

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Réflexion d'hier

«L’animal a un automouvement contingent parce que sa subjectivité est un libre temps qui, dégagé qu’il est simultanément de l’extériorité réelle, se détermine lui-même, selon un hasard intérieur, à occuper tel ou tel lieu» (Hegel, Philosophie de la nature, éd. B. Bourgeois, p166.)
1 Cet animal qu’est l’homme vérifie aisément la justesse de l’observation. Il lui suffit de se tourner à gauche ou à droite pour commencer à recevoir des impressions nouvelles, qui pourront le mener à de nouvelles conclusions.
2 La relation entre la contingence du mouvement personnel et la libre disposition de soi de la subjectivité appelle une interprétation.
3 Comment un temps peut-il être dit libre, dans ce contexte? Il ne s’agit pas du concept concret de moment dont chacun ou chacune dispose à sa guise entre les parties obligées d’un programme.
4 Dire tant de choses en si peu de mots ne se voit pas souvent.

Notre proposition de corrigé.
DÉLIBÉRATION sur le choix 1. Homme ou animal, il bénéficie du hasard, celui de l’extérieur sans doute plus fréquemment que celui de l’intérieur.
2. Les animaux non-humains sont trop limités dans leurs moyens de conscientisation pour interpréter rationnellement leurs interactions avec la voix des autres ou avec les phénomènes perceptibles.
3. Ce libre temps est tel par définition: il s’agit d’une généralité concernant le temps de chacun dans sa disposition de soi entre le présent et l’avenir. D’ailleurs, il est dégagé de l’extériorité du réel.
4.Ce qui est transmis est loin de se trouver cantonné dans l’inexprimable.

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