OÙ EST MA LOGIQUE?
Tenir compte des raisons des autres et réfuter en connaissance de cause.
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«Intellect s’élève jusque dans l’être avant que de penser bonté ou puissance ou sagesse ou quoi
que ce soit qui est attribut.» Eckhart, Sermon 37, Albin Michel, p.55. 1) Ce penseur du XVe siècle fait comme Jean de Meung dans le Romand de la rose : il personnifie certaines idées. Intellect est son héros, qui aura des mésaventures, toutes chargées de sens cachés. 2) Il y a une différence de nature entre Intellect, qui est une conscience personnelle, et bonté, puissance, sagesse, qui sont des idées, aussi pures que celles de Platon ou de la géométrie. Une idée, contenu intemporel, diffère absolument de quelque autre. 3) Notre esprit arrive à s’élever. Il arrive ainsi à l’Un « sans distinctions » (Ibidem). On dirait qu'Eckhart voit l’être comme le voit Zénon (la flèche qui vibre, vole, et qui ne vole pas, Achille qui ne rejoindra jamais la tortue). 4) Son but serait plutôt le Dieu de la tradition mésopotamienne, du judaïsme, de Jésus-Christ et de la scolastique médiévale, tradition dont hérite l’Occident. |
Opter pour un des distracteurs ou commenter son hésitation ci-dessous. On reçoit aussitôt notre opinion. Une réponse plus personnelle est possible éventuellement.
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« Pour Maurice Scève, c'est le concret qui mène à l'abstrait, la sublimation
ne se fait pas par négation du concret mais par son assimilation : rien n'est
assez matériel qu'il ne possède une étincelle de lumière divine, il n'y a pas
d'obscurité totale dans la nature.»
Que penser de cette expression : ...la négation du concret? Quel sens
peut-elle avoir? 1) Expression à éviter. Le concret n'est pas aussi incertain que l'abstrait. Il ne devrait pas se nier mais se faire comprendre et reconnaître. 2) En philosophie, la négation du concret n'est pas un refus du réel. On vise par là un acte qu'effectue le concret. Il nie autre chose. Il a ses limites. 3) En syntaxe, on peut entériner les deux sens ci-dessus. La substance est actant du verbe et donc, par exemple, objet (et on peut vouloir le connaître), ou encore sujet (et il peut nier ce qui se trouve en dehors de ses bornes). 4) Assemblage de mots inutilisable. En dehors de tout contexte, ces deux mots ne peuvent vouloir dire grand-chose. |
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Notre proposition de corrigé. |
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RÉP. En philosophie, la négation du concret n'est pas un refus du réel. On vise par là un acte
qu'effectue le concret. Il nie autre chose. Il a ses limites. EXPL. En métaphysique, le concret est incomplet et insuffisant car il se pose comme négation des autres, et une apparition passagère, dans le temps comme dans l'espace. Il est détermination, effectuée de soi par l'être simple, dont il tire sa durée. ET Chaque chose nie ses voisines et s'en sépare par ses limites. OU Chez Maurice Scève, il s'agit de donner toute sa vigueur au platonisme et à tout le courant de pensée qui passe ensuite par Plotin et Bonaventure. MAIS (pour ceux qui choisissent 1) L'abstrait doit se nier (blanc / non blanc; pur / impur). Pour ce qui est du contraire du concret, on dira plutôt «refus du réel», «déni de réalité». ET (pour ceux qui choisissent 3) Explication linguistique. Elle n'aborde pas les contenus psychologiques ou philosophiques. RÈGLE Il peut y avoir une multitude de libertés parce que les créations de chacune ont lieu dans un espace et un temps qui lui appartiennent en propre, intérieurs à l'ensemble de ce qui est. ET L'espace et le temps sont des idées consécutives à la multitude des mouvements de chaque personne. Par eux, elle peut comprendre tous les mouvements des autres comme à la fois plus ou moins semblables (abstraitement, objets de toutes les sciences) et distincts (concrètement, réellement). MAIS La multiplicité est une négation de l'unité où se retrouvent les autres et où l'on se trouve soi. |
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