www.cafe.edu

EXPLICATION DE TEXTE

Quelque chose là qui ne va pas. (Samuel Beckett, Comment c’est, passim).
La phrase revient, ici et là, bref refrain. Le narrateur n’a pas tant d’événements précis à raconter, au sujet de Pim, de Krim, de Bem ou de Bom... Ce dont il s’agit, dans le texte, est plutôt maussade. Du désespoir? Même pas. Il est seulement «dans la boue», revenu de tout. Rien n’a été satisfaisant. Déjà Camus: «Les choses, comme elles sont, ne sont pas satisfaisantes».
   Pourquoi quelque chose, sans qu’on sache quoi, pourquoi des personnages flous, aux noms algébriques, des lieux vagues (), des actions qui sont tout au plus des impressions? Est-ce afin de viser plus universellement l’intimité de chaque être, femme ou homme, de se mouvoir dans ce qui déçoit en le rendant plus sensible? Y a-t-il un projet d’évocation de la part du non-moi dans le moi? L’absence du néant si proche submerge-t-elle, donne-t-elle, comme à Roquentin dans la Nausée, du dégoût?
   Piste: voir les Nouveaux exercices de style.

Ceux qui envoient leur réponse reçoivent une proposition et parfois un courriel adapté à leurs questions.

Réponse:
Adresse électronique (courriel):

Lecture précédente.

Louise Labbé, dans ses Élégies:
«Tu es, tout seul, tout mon mal et mon bien;
Avec toi tout, et sans toi je n'ai rien
».

1. Sympathie. Elle ressent tout ce que ressent son ami.
2. Ambivalence. Elle est partagée entre deux sentiments.
3. Passion. Le sentiment prime sur les valeurs.
4. Idole. Elle attribue à son ami toutes les qualités.

CORRIGÉ EXEMPLATIF
DÉLIBÉRATION sur le choix 1. «Quand tu souffres, j'ai mal; quand tu jouis, je me sens bien» serait de la sympathie.
2. «Es-tu mon mal ou mon bien?» serait une ambivalence.
3. «Qu'il me tarde de te revoir auprès de moi!» serait de la passion.
4. C'est une passion intellectualisée, une dépendance qui tourne à la dévotion. Idole: Se faire d'un personnage une représentation qui suscite une dévotion passionnée. Ex. Michael Jackson.

CONSEILS

Sur feuille libre, noter ses réactions illico, telles quelles, sans peaufiner. On pourra les retravailler quand on les transcrira dans la fenêtre prévue. Citer les passages litigieux pour les critiquer. Se poser les questions habituelles: qui parle ( l'auteur ), dans quel but ( visée ), sous quelles formes ( genre littéraire ), avec quels arguments et quelles preuves ? Analyser, fouiller dans l'index de la CLÉ sur les mots utilisés dans votre analyse, de façon à la pousser plus loin.

Clé des procédés.

Copyright © 2008 C.A.F.É.