www.cafe.edu

EXPLICATION DE TEXTE

Tâchons d'établir une définition de ce petit genre littéraire amusant ou provocateur, la DEVINETTE.
Toute définition part d'au moins deux exemples pertinents et très éloignés l'un de l'autre. De quelle devinette vous souvenez-vous?

Que disent les clowns avant de se mettre à table? (Bouffons!)
Qu'arrive-t-il quand on fait du patin et qu'on croise une autoroute? (Un accident.)
Êtes-vous d'avis que toutes les devinettes devraient être bâties de la même façon, avec les mêmes opérations?
Sur quoi jouent-elles? Les mots, les sonorités, le sens, les attentes?
Opèrent-elles par redoublement, surprise, rupture?

Ceux qui envoient leur réponse reçoivent une proposition et parfois un courriel adapté à leurs questions.

Réponse:
Adresse électronique (courriel):

Lecture précédente.

Phrase courte. Phrase longue.
La phrase périodique, aux branches multiples, qui remonte à Cicéron, et qui se pratiquait dans les assemblées même à la Révolution, a aujourd’hui disparu, ou presque. Elle a cédé le pas à la phrase courte, réduite parfois à la dimension d’un groupe syntaxique, même dans les éditoriaux. La phrase courte a-t-elle des avantages? Pas d'inconvénients?

1. Densité de la communication. Aujourd'hui, on dit plus en moins de mots.
2. Efficacité. La phrase courte est incisive. L’auditeur ou le lecteur, n’a pas le temps de discuter. Il doit réagir sur-le-champ.
3. Le principal inconvénient est qu’il subsiste toutes sortes d’équivoques. On n’a pu préciser ce qu’on avait à dire, ni à quoi cela devait s’appliquer exactement.
4. Les implications, qui font le sel de la communication, restent implicites.

CORRIGÉ EXEMPLATIF
DÉLIBÉRATION sur le choix 1. À supposer que l’on dispose d’une grande variété de termes. Trop souvent les mêmes reviennent et ils sont très vagues. Oralement, la variété des tons pourrait être significative.
2. Obtenir une réaction n'est qu'un début. C’est ce qui est compris de part et d’autre, un progrès réalisé ensemble, qui compte.
3. Si on est conscient des limites de chaque repartie et qu’on s’en sert pour obtenir les précisions nécessaires, soit sur l’objet, soit sur l’énoncé, les équivoques se contournent au fil de l’échange. Autrement, on nage dans les malentendus inaperçus avec tous les risques d’affrontement que cela comporte.
4. Les implications demandent à être dépliées une à une et cela requiert des phrases longues.
DÉFINITION Le malentendu est un glissement de contexte implicite.
EXEMPLE On vient de masquer assez adroitement une erreur ou une ignorance. On s'en vante. On se fait répondre : — Quelle sincérité!
Vexé, on rétorque : — Ça ne t’arrive jamais ?! C'est croire qu’on subit le reproche de cacher parfois ses erreurs, un manque de sincérité (antiphrase). Pourtant, le jugement s’appliquait à l’aveu qui avait suivi, implicite à la vantardise d’habileté. Il n’y avait pas d’antiphrase.

CONSEILS

Sur feuille libre, noter ses réactions illico, telles quelles, sans peaufiner. On pourra les retravailler quand on les transcrira dans la fenêtre prévue. Citer les passages litigieux pour les critiquer. Se poser les questions habituelles: qui parle ( l'auteur ), dans quel but ( visée ), sous quelles formes ( genre littéraire ), avec quels arguments et quelles preuves ? Analyser, fouiller dans l'index de la CLÉ sur les mots utilisés dans votre analyse, de façon à la pousser plus loin.

Clé des procédés.

Copyright © 2008 C.A.F.É.