Les Songes du Mage-Sorcier.
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Nocturne 1. |
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E n cette nuit de la Toussaint, je decidai de retourner a ma crypte ou jadis je consultai maints grimoires. Au jour d'huy, il me semblait percevoir une etrange sensation. Pourtant, bien que je n'y fusse venu depuis la derniere Walpurgis nacht, ces lieux m'etaient si familiers. Combien de jours y ai-je passe parfois, sans jamais prendre contact avec le monde exterieur, je ne saurais le dire.P eriodes troubles, brouillard lointain, je me trouvai perdu dans mes pensees. J'errais ainsi en ces lieux, lorsque mon regard s'attarda sur quelques feuilles eparses, couvertes de la poussiere des ans. Intrigue, je pris celles-ci, pour decouvrir une ecriture elancee, marquee de grands traits hatifs de plume.J e pu lire:" Soudain, le jour venait de sombrer, le souffle de la lumiere se preparant pour une longue nuit. Je venais d'immerger et je ne savais trop ou aller. Il se faisait quelque peu tard pour les mondanites, mais je decidai quand meme de rendre visite a cette societe. P lus je tournai en rond, moins je savais ou aller -cela tournait a l'angoisse, voire a l'obsession. Toutefois, je resolu de partir malgre tout, faisant corps avec cet attelage qui m'entrainerait encore dieu sait ou. Je dois avouer que, malgre la familiarite de mon transport, celui-ci ne cessait jamais de m'etonner quant aux diverses destinations que nous prenions. Il savait. Cette fois encore, je lui faisais confiance. Il saurait eviter les chemins du reel ordinaire.N ous faisons route depuis peu lorsque deja je ressentis une des ces sensations etranges qui vous font croire que cette nuit ne sera pas comme toutes les autres. Realiste, je doutai encore et, pourtant... si j'avais su...L e long ruban de la nuit m'avait conduit au pied de cette montagne qui m'etait si familiere le jour. Elle, pourtant, si mysterieuse la nuit. De jour, elle regnait, la ville en contemplation a ses pieds. La nuit, elle semblait s'elever au dessus de tout, en devenant un autre ailleurs. Certes, je n'en etais pas a ma premiere rencontre avec ces lieux inspires, pourtant je ressentis un certain pincement au coeur lorsque je quittai la route. |
J 'admirai au loin les scintillements qui donne vie a la nuit fraiche. Il me semblait soudain avoir quitte mon monde, pour rejoindre celui d'un univers suspendu hors du temps. Je respirai profondement et sentis s'introduire en moi les ondes mysterieuses de la nuit.F ace a l'escalier, semblant mener vers l'au-dela, j'eprouvai une incertitude non definie. Gravir ces marches ne dependait maintenant plus de moi. Alors que s'amorcait la montee, je savais deja qu'il etait trop tard pour toute idee de retraite rassurante. J'etais vraiment inquiet, pourtant je me sentis suffisamment a l'aise pour continuer mon periple sur cette route enigmatique qui, de toute evidence, ne menait nulle part.E tait-ce la fraicheur de la nuit ou mon esprit qui gambadait au dela des monts? Je n'en savais trop rien. Mais, pousse par un sentiment etrange, je poursuivis ma course vers les sommets sinistres. Je croyais maintenant toucher au but. Je m'enfoncai de plus en plus dans la profondeur des bois lorsque, soudain, immobile, je retins mon souffle. J'avais percu une presence mais il etait encore trop tot pour en definir la nature. Un frisson me parcouru l'echine. J'avais peur et je n'aurais pu dire pourquoi, ou ni meme de quoi. J'etais la, perdu au milieu d'un chemin, a me demander qui, ou quoi, habitait ces tenebres. C'est alors que j'entendis les craquements.D'abord, je cru qu'il s'agissait de branches cedant sous le poids d'un quelconque animal. Mais il n'en etait rien. Le bruit etait lourd, persistant, familier... Cette derniere caracteristique aurait normalement du me rassurer, pourtant ce ne fut pas le cas, puisque j'etais maintenant certain quant a la nature de ce bruit. Il me rappelait cette foire ou j'etais alle, enfant. J'etais demeure sous le choc suffisamment longtemps pour m'en souvenir clairement. Un drole, croyant pouvoir epater la galerie, s'etait trop approche des fauves. Lorsque le dompteur reussit enfin a eloigner les betes, il etait trop tard, le corps etait meconnaissable. C e bruit, dont mes souvenirs confirmait la nature, semblait egalement accompagne d'une autre sonorite, indefinissable celle-la. Mais, il y avait plus... cette odeur, que jamais je ne pourrai oublier. Je hatai le pas, poursuivi par les craquements sinistres accompagne d'un son provenant de l'enfer meme. Mais, dans mon enervement, je m'apercu trop tard que j'avais perdu tout sens d'orientation. Je m'attendai au pire... |
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M a bonne dame...A ttentive et prevenanteAllant souvent au-dela des attentes Jamais une pensee mauvaise Un sourire qui lui plaise E lle sait defendre mieux que personneLes coeurs meurtris qui frissonnent Pleine d'elans chaleureux Elle sait rendre les gens heureux A toi NounouLe Mage |
encontre avec Adène J'errai dans les couloirs des bibliotheques secretes du chateau, alors que je quittai une torpeur des plus fievreuses. Le temps s'etait arrete. Soudain, je decidai d'aller de l'avant. Je cherchais a nouveau ce message venu d'ailleurs. A u cours de ma progression, mon attention fut attiree par une lointaine clameur. Un murmure sombre provenant de la terre. En meme temps, je percu egalement un chant des plus doux, semblable a celui de certaines enchanteresses, dont les echos ont porte jusqu'a moi.C ette clameur me semblait familiere... Je m'approchai.A u detour, je la vis. Elle me fit signe. Je ne l'avais pas rencontre souvent, mais pourtant la connaissait bien.E lle ne parla pas, mais j'avais compris.Adene avait chante, le Sidhe architecte sitot charme Adene avait prevenu, la raison de l'architecte tue Adene bien embetee, un maladroit a reveiller... Intervenir, certes je pouvai Mais aider le malhabile subitement Ne pourrais difficilement Ma presence et savoir a Adene disponibles Afin que celle-ci rende Architecte nouveau libre... |