Plusieurs
fois menacée, elle se dresse pourtant là, contemplant fièrement les
années.
Seule tour possédant son propre hôtel,
elle attend, coincée, le jour où elle pourra respirer à nouveau...
Située
près de la Place Sainte-Catherine, elle "loge" au 32 rue de
la Vierge Noire.
Selon
Thierry Wauters (WAUTERS,
T. La première enceinte. 2001), "Le
mur et les tours disparaîtront entre la porte de Sainte-Catherine et la
tour Noire dans le cadre de l'urbanisation du quai ménagé entre le
bassin et le mur. La forme générale du bassin Sainte-Catherine dépend
du tracé du rempart marqué, après la première tour, par un
changement d'axe.
La tour Noire, seul vestige de ce tronçon, domine encore la Place
Sainte-Catherine. Au XVIe siècle, c'est au niveau de cette tour que
s'arrête la démolition volontaire de l'enceinte. Elle devient
vraisemblablement propriété privée lorsqu'on vendit, après le
creusement du bassin Sainte-Catherine, les terrains situés le long de
ce bassin, entre la rue de Laeken et la rue Sainte-Catherine. Tout porte
à croire que cette ancienne tour de défense a été transformée pour
accueillir l'administration urbaine chargée de l'approvisionnement et
de la vente du sel.
En 1887-1888, lors de la démolition du quartier de la Vierge
Noire, la tour fut complètement dégagée des constructions qui
l'avaient rendue presque invisible. On voulut tout d'abord la faire
disparaître, mais le Conseil communal vota finalement sa restauration
en 1888-1889. L'architecte de la ville, P. Jamaer, la restaura dans son
état du XVIe siècle. Il reconstruisit le pignon à 5 gradins et
restitua la toiture conique en avancée sur des corbeaux en
quart-de-rond et sommée d'une girouette. Il restitua, en pierres
blanches de même type que le grès lédien d'origine, la face arrondie
et les embrasures de tir centrales du côté extérieur. L'auberge qui
l'englobait, était dénommée 'in den Toren'. On lui donna le surnom de
tour Noire lors de sa restauration (monument classé, 1937)."
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